




Grande coupelle verte
Il y a quelque chose d'un peu magique dans cette coupelle. Elle est née d'un geste simple : poser un napperon sur la terre crue, appuyer doucement, laisser le tissu imprimer son motif dans la matière. Ce qui reste, une fois la dentelle retirée, c'est toute la finesse du dessin — les arabesques florales, les points, les petites boucles — figée pour toujours dans le grès.
Les bords sont festonnés, comme découpés à la main le long d'une guirlande. La glaçure vert sauge n'est pas uniforme : elle se pose différemment selon les creux et les reliefs, plus sombre dans les recoins, presque cuivrée sur les arêtes. C'est ça qui donne à chaque coupelle son caractère propre.
Dans la vie quotidienne, elle est aussi pratique que belle. Elle accueille les bijoux du soir, quelques fruits sur la table, les clés près de l'entrée. Elle peut aussi juste être là, posée, comme un petit objet qu'on aime regarder.
Chaque pièce est façonnée et émaillée à la main. Aucune n'est identique à une autre — c'est le propre du fait main.